mardi 9 mars 2010

j'y fus, j'y foiredulivrus, j'en reviendus

Ce week-end s'est tenue la foire du livre à Bruxelles. J'y suis allée, comme l'année passée. Comme l'année passée, j'ai squatté le stand de Quadrature avec un bonheur réel. J'ai retrouvé des gens, j'en ai découvert d'autres. J'ai ri, j'ai été émue. Je cherche, mais non, je n'ai pas été en colère, ni fâchée, ni énervée. Triste, oui, un peu, pour des raisons n'ayant rien à voir avec la choucroute, et fortement estompées par la bonne ambiance. J'ai mangé des gaufres et des spéculoos (j'en mange encore, j'en ai ramené, hé, pas folle, la fille).

Je suis très fière que Quadrature ait fait une foire exceptionnelle, en terme de vente, de contacts, d'échanges, de tout. Très fière parce qu'ils le méritent, et que je suis très à l'aise pour dire qu'ils sont forts sans avoir l'impression de m'auto-congratuler: je n'ai vendu que 2 bouquins au cours de mes séances de dédicaces, et à des gens connus. Ce n'est donc pas moi qu'il faut féliciter.

J'ai ramené un livre pour ma puce, que j'étais malgré tout ravie de retrouver dimanche soir... Pfuh, ces parents qui ne savent pas ce qu'ils veulent... Qui rêvent d'escapades en amoureux et qui manquent de leur rejeton à la première occase, c'est-y pas malheureux, quand même...!!!

J'ai lu "haut les filles" dans le train en rentrant, et j'ai vibré, beaucoup, à ces mots-là.


Merci, encore une fois, aux Quadraturiens, pour ces si chouettes moments qu'ils nous offrent.

Et là, ben dodo!

dimanche 28 février 2010

Quelques nouvelles pré-martiennes (vert pâles, quoi)

Alors voilà, nous sommes le 28 février, officiellement le mois du printemps commence demain, moi contente.

Pour la peine, j’ai plein de bonnes nouvelles. La première, c’est que Quadrature a ressorti 2 bouquins depuis la dernière fois que je vous en ai causé :
- « court, noir, sans sucre », 2ème édition revue et augmentée, d’Emmanuelle Urien. Quand on se lance à rééditer un livre, c’est qu’il est excellent, forcément. Moi j’dis ça…
- « à l’ombre de la fête », de Marie-France Versailles. Je trouve ce titre superbe. Ça ferait un magnifique thème de concours de nouvelles. Je trouve ça poétique, un brin nostalgique, tout en étant joyeux. Vraiment, j’aime.

La seconde, c’est que Mars est le mois des « gros » salons. Je ne serai pas à celui de Paris, cette année (du moins pas officiellement), mais les éditions Quadrature y seront, on peut aller les rencontrer sur le stand wallonie-bruxelles, ça vaut le détour. En revanche, je serai à la foire du livre de Bruxelles, et ça me ravit. Donc si vous y passez, arrêtez-vous sur le stand Quadrature (le 229). J’y serai le vendredi 5, le samedi 6, et le dimanche 7 au matin. Bon, pas tout le temps, hein, j’ai aussi des gaufres à manger et des spéculoos à acheter (*petit message réservé à Patrick, il comprendra*).

C’est tout pour aujourd’hui ?

Heu, ben je crois que oui. Parce que je suis dans une phase faste (hou, que c’est moche, comme formule, une phase faste) de correction de manuscrit, et que je suis à 2 doigts d’avoir fini un vrai projet de second recueil. Alors j’y retourne. Quand ça avance bien, faut en profiter.

mercredi 20 janvier 2010

juste comme ça

Je n’aime pas cet angle aigu
Ni les tranchants, ni les pointus
Les traits qui ziguent, ceux qui zaguent
Les lames mordantes des dagues
Ce n’est vraiment pas mon penchant
Tout ce qui est par trop saillant
Ce qui déchire et qui lacère
Lignes brisées au goût amer



Moi j’aime,
les demi-teintes,
Et les carrés qui s’arrondissent
Les couleurs,
Et les rictus qui s’adoucissent
Les nuances,
Et les tissus qui s’assouplissent

J’aime ce qui est doux
J’aime ce qui est beau
Et ce qui prend le temps

J’aime l’air
Et l’imaginaire
J’aime la mer
Même l’hiver.


(un texte pas neuf, sur lequel je retombe par hasard, et que j'aime. Alors voilà. Juste pour le plaisir, je le mets là. Il est paru en son temps dans la revue prose)

mardi 12 janvier 2010

Shi-Zen est arrivééééééééééééééééééé - é - é...

Nous y voilà. C’est ce soir que je vous parle de Shi-Zen. Parce qu’il le vaut bien, un article pour lui tout seul. Farpaitement.

(Apparté : je suis d’un naturel fainéant, faut le savoir. Oui, c’est mal, mais oui aussi, j’assume. Donc, Je ne vais pas insérer le lien vers le site Shi-Zen à chaque fois que je cite son nom. Une fois pour toutes, tenez-vous le pour dit : pour aller voir de plus près, c’est là : Shi-Zen)

Ma rencontre avec le projet Shi-Zen s’est faite au soir d’une journée pourrie. Vous savez, le genre de journée où les merdouilles, sans aucune pudeur, aguichent chaque heure qui passe. Où les trucs pas-dramatiques-mais-super-chiants prennent un malin (et sournois) plaisir à s’accumuler. Bref, où on rentre pompé et morose.

Ce soir-là, donc, je faisais pas grand-chose en attendant l’heure d’aller me coucher et d’étouffer la journée pourrie (bien fait !) sous un oreiller. Et puis j’ai reçu un mail de ma frangine, avec un lien internet, genre « tu devrais aller voir, ça a l’air sympa ». J’y suis allée, donc. Et je suis tombée sur « l’histoire d’une fille » qui présentait un projet hautement sympathique de magazine féminin, un vrai, avec ce qu’on peut parfois y chercher de légèreté et de « tendances ». Mais qui le ferait avec comme ligne directrice de rester éthique, écolo, développement durable, bio, et réaliste (exit les mannequins retouchés et les conseils shopping à 3000 euros la tenue). Tous ces trucs qui sont si facilement galvaudables (ça se dit ? Je décide que oui ! De toute façon faites pas la tronche, vous avez compris), mais si essentiels quand même quand on s’y intéresse en vrai, pas juste pour avoir l’air de.

Cette petite visite sur le site du projet Shi-Zen a sauvé ma journée. Tant et si bien que j’ai répondu au questionnaire genre « étude de marché » disponible sur le site. Et puis j’ai envoyé un mail, aussi, pour dire mon enthousiasme, et que, allez, dans l’élan, parfois, j’écrivais, si y’avait besoin de plumes… Carol Galand, à l’origine du projet, m’a répondu peu de temps après, un mail super gentil.

Je vous passe les détails (ce qui est pour moi un effort surhumain, dites merci, ch’u très forte en détails, d’hab). Toujours est-il que Shi-Zen n’est plus un projet, mais une réalité. Un n° zéro est désormais dispo, et je vous recommande chaleureusement de vous ruer dessus. Moi, j’ai envoyé en son temps un petit texte à Carol, un soir, parce que ça me plaisait, parce que j’avais une idée, parce que pourquoi pas… Et le dit-texte, qui n’avait d’autre ambition que de participer à l’aventure, si ça se présentait, et de n’importe quelle façon, s’est retrouvé édito.

Inutile de dire que je suis extrêmement touchée. Et fière. Et toc ! Ah non, pardon, et pas toc ! (cf slogan juste après. *joke insaïde*)

On se résume, donc : Shi-Zen, le magazine féminin éthique et pas toc, cherche ses lecteurs. Achetez-le, lisez-le, aimez-le, faites-le circuler. A vous de jouer !

dimanche 27 décembre 2009

les jours rallongent! ça veut dire qu'ils durent plus de 24h?

J’ai comme l’impression que ça fait perpette que je ne suis pas passée par là. Non, ça n’était pas l’envie qui manquait, mais il arrive que des trucs non-littéraires et non-bloguesques m’accaparent un brin. Etonnant, non ?

L’avantage, quand on n’a rien dit depuis un bail, c’est qu’on a plein de trucs à raconter. C’est alléchant, hein, comme entrée en matière ?


Tout d’abord, mon petit recueil a fêté son premier anniversaire. Calmement, discrètement (il est modeste, le bougre), il a soufflé sa bougie. Un genre de bilan d’étape ? Ben beaucoup de belles choses et de petits bonheurs. J’en espérais ça. Je ne suis pas le moins du monde déçue. Encore une fois, hommage soit rendu à Quadrature, un éditeur généreux, professionnel, eeeeeeeeeeeeetttttttt hautement sympathique. Et bien sûr, la route n’est pas finie, il y a encore des projets en cours.

A part ça ?

Et bien un défi, lancé par Eva Lunaba. Ecrire un texte érotique sur le thème de noël. Ecrire sur Noël (que j’aime fort peu) m’a toujours profondément gonflée. Mais je n’avais jamais écrit de texte érotique, et j’aime « essayer » des choses en écriture. Si ça vous amuse, c’est là pour le lire, et là pour l’écouter. Je précise qu’il est permis, voire conseillé, si on aime l’idée, de s’attarder sur les autres textes.

Un petit texte, aussi en 1000 signes, qui se lit sur Mot Compte Double, l’excellent blog littéraire de Françoise Guérin (glissez le dans vos favoris, il vaut le détour).

Une petite nouveauté dont je ne vous ai pas parlé : les livres Quadrature sont désormais disponibles à la FNAC. Pratique pour ceux qui n’ont que ça comme moyen d’approvisionnement. Pour les autres, je vous encourage à faire vivre préférentiellement vos libraires de quartier. Voire à commander directement chez l’éditeur. La FNAC n’est pas la plus tendre des enseignes distributrices, il faut le savoir.

Puisqu’on en est à Quadrature, les dernières nouveautés ?
- « Arts Ménagers », d’Isabelle Renaud. Bientôt une page blanche sur Mot Compte Double (je vous l’avais bien dit : dans vos favoris !)
- « Haut les filles ! », de Calouan. Une plume qui me touche beaucoup (elle le sait, je le lui ai dit). Je n’ai pas encore lu son recueil, mais je flâne régulièrement sur son blog. Ses petits billets ne me laissent jamais indifférente.


Enfin, il faut que je vous parle de Shi-Zen. Mais je me dis qu’en fin de billet, comme ça, c’est mal fichu. Alors je vous laisse le lien, je vous laisse découvrir ce magazine en devenir. Et je vous en reparle plus longuement dans un billet réservé-rien-que-pour-lui.

Et sur ce, je vous laisse. Mon chéri vient de m’offrir « dimanches à l’Elysée », de Bashung. J’ai rendez-vous avec mes oreilles, là.

dimanche 15 novembre 2009

samedi prochain...




… Aura lieu le salon du livre d’Ozoir-la-ferrière. J’y serai, mon éditeur aussi, et plein plein d’autres gens connus ou gagnant à l’être. Il ne faut surtout pas hésiter à venir. Le nouveau livre des éditions Quadrature, "Arts Ménagers" d'Isabelle Renaud, y sera officiellement lancé à 11h le matin. Le programme complet est là :

Ze salon qui déchire tout

Et sinon, je fais aujourd’hui un constat étonnant. Je viens de retravailler une nouvelle, que l’on m’avait dit intéressante, mais présentant quelques maladresses et pétouilles de construction. J’en ai viré 5000 caractères (quand même !). J’ai taillé et réorganisé. C’est nettement mieux comme ça. Et pourtant, curieusement, je pense qu’il fallait à un moment que je les écrive, ces 5000 caractères. Ils étaient effectivement en trop, aucun doute là-dessus. Mais les formuler m’a aidée à installer cette nouvelle, à lui trouver une ambiance et un ton. Et une fois que c’était trouvé, j’ai pu les virer. C’est la première fois que je constate ça de manière aussi flagrante. Il m'arrive fréquemment de m'écouter écrire, et de me dire après coup que j'ai cédé à la facilité. Là c'était autre chose. Marrant.

Voilà, c’était tout. Pour un manuel complet sur « l’art et la manière du brouillon en littérature », va falloir attendre encore un brin, je manque de matière.

Sinon je vous signale qu’on est le 15 novembre, yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees, la moitié de faite ! (novembre est LE mois de l’année que je déteste le plus, il faut le savoir)

lundi 2 novembre 2009

Vestine, une légende noire


Vous l'aurez remarqué, je ne parle pas ici de mes lectures. Il y a plusieurs raisons à cela, raisons qui me semblent à moi suffisamment valides pour que je les respecte. Je vous fais grace du listing. Je vous en fais d'autant plus grâce qu'à titre exceptionnel, je vais sortir de cette ligne de conduite. Car aujourd'hui j'aimerai vous parler d'un livre, que je viens de finir. "Vestine, une légende noire", est publié chez actes sud junior, dans la collection "d'une seule voix".
Quand je dis que je vais vous parler du livre, c'est juste une formule. Je ne vais pas vous en parler, parce que ce livre ne génère pas les mots, il génère des ressentis. Des rires, des pleurs, des envies de vomir et des espoirs fous.
Vestine, aujourd'hui 27 ans, a vécu le génocide Rwandais à l'âge de 11 ans. Virginie Jouannet-Roussel lui prête sa plume, ses mots, ses ressentis, pour traduire sa mémoire pointilliste de l'Afrique.


Certains d'entre vous, qui lisez ce blog, le savez: Virginie est une amie. C'est avec elle que j'ai effectué le plus gros travail de relecture et réécriture du manuscrit de mon recueil, avant envoi chez des éditeurs espérés. Ce que vous ne savez pas, en revanche, c'est qu'il n'y a entre elle et moi ni complaisance, ni faux-semblants. Et que je ne vous parlerais pas de Vestine si je n'en avais pas la sincère envie, si ce n'était pas une impérieuse nécessité pour moi.

Ce texte mature depuis plusieurs années. Il en a existé plusieurs versions, qui ont failli être publiées, en leur temps, par d'autres éditeurs. Mais sans doute manquait-il un petit quelque chose pour que l'alchimie soit parfaite. Dans sa version actuelle, c'est l'éditeur qui est venu le chercher. Qui l'avait lu par le biais d'un concours, et qui a appelé Virginie pour le lui demander. C'est dire s'il n'est pas banal.

"Vestine", tel que publié aujourd'hui, se lit d'une traite. C'est un souffle, une respiration, une mélodie, un tourbillon. C'est un livre d'une force incroyable, d'une beauté fulgurante, aussi bien dans l'horreur que dans l'espoir qui y survit.

Je ne vous en dirais pas plus, je ne saurai pas. Ce que je sais, simplement, c'est qu'on ne rencontre pas tous les jours un livre comme celui-là. Et que ça méritait donc que je ne garde pas cette découverte pour moi.

Au passage, chapeau aussi à Actes Sud. Ce livre, son contenu, et son histoire, est la meilleure réponse à ceux qui prétendent que les grands éditeurs sont des fainéants tous mous qui ne publient que des textes idiots, pondus par des peoples, par simple copinage et par facilité.