dimanche 10 juin 2018

Et puis vint le festival du premier roman de Chambéry...

Lorsque j’ai su que mon premier roman allait paraître, forcément, j’ai fanfaronné sur le sujet. Il faut ce qu’il faut. Mes fanfaronnades ont quelquefois généré des froncements de sourcils consternés, sans doute, mais elles ont parfois aussi été reçues avec bienveillance et intérêt, et on m’a donné, entre autres, ce conseil : « Fais-le envoyer au festival du premier roman de Chambéry par ton éditeur ».  Ainsi fut fait. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le conseil était bon, très bon, excellent, même (merci encore une fois à celle qui se reconnaitra). 

Le festival du premier roman de Chambéry, j'y ai finalement été invitée (après préselection puis sélection), et j’en reviens. Ou presque, parce que je l’avoue : il m’aura fallu quelques jours pour « poser » toutes les émotions, tout le tourbillon, de cet incroyable évènement. Quelques jours pour arriver à tout remettre en ordre dans ma tête, quelques jours pour arrêter de me pincer tout le temps histoire d’être sûre que tout ça, c’était bien pour de vrai (c’est malin, j’ai des bleus partout, maintenant). Depuis mon retour, on me questionne sur comment ça s’est passé. Personne n’a l’air d’ignorer la tenue de cet évènement. J’ai vu paraître des photos, aussi. Et oh, truc de fou, je suis parfois dessus. Ainsi donc, tout était bien vrai. Je n’en reviens toujours pas, mais je goûte cet état de fait à sa juste valeur (« toujours faire honneur aux choses joyeuses », règle numéro trouze de la célèbre « petite philosophie pour une vie sans aigreur d’estomac »).



Allons-y donc pour un petit retour en mots sur la 31ème édition du festival du premier roman de Chambéry.

Je pourrais vous faire un compte-rendu exhaustif, argumenté, point par point, de tous les charmes du festival, de sa cohérence, de son honnêteté intellectuelle. Tout à fait entre nous : je l’ai fait. Ça fait quatre pages sous word en cambria taille 12. Je crains que ça soit chiant à mourir à lire (car ça n’est pas pour me vanter, mais je sais être super chiante, quand je m’y mets). Donc maintenant que je me suis remis les idées au clair en rédigeant bien tout dans l’ordre, j’ai fermé le fichier chiant (tiens, c’est balaise à répéter très rapidement plein de fois de suite, ce truc : fichier chiant fichier chiant fichier chiant fichiant... Raaaaaaaaaaa). Et j’en ai ouvert un autre. Ici, ça sera plus subjectif, peut-être moins complet. Mais après tout, la littérature étant le monde du subjectif et du point de vue (donc de la non-exhaustivité) par excellence... Allons-y

Chambéry, c’est le festival parfait.
Voilà.
Ça, c’est dit.

On va pas tourner autour du pot 4000 ans non plus, hein, faut appeler un chat un chat. C’est le festival parfait parce que c’est un festival incroyablement vivant, joyeux, fréquenté. Remarquablement organisé en amont (les trois mois d’avant, faits d’échanges de mails, de propositions, de programme qui se dessine petit à petit, jusqu’à aboutir à l’envoi d’une feuille de route personnalisée au cordeau, à chaque auteur, sont épatants), et remarquablement géré, sur place, pour les innombrables imprévus qui ne manquent de survenir. Je ne sais même pas exactement quels mots employer pour dire mon admiration et ma gratitude à Olivia, sa batterie de téléphone auxiliaire (on sent là tout le professionnalisme), et toute l’équipe qui gravite autour d’elle. Car tout en étant super bien organisé, le festival reste hyper convivial, pas la moindre trace de rigidité qu’une organisation complexe pourrait générer malgré elle. Chapeau. Il n’y a pas que les auteurs qui sont des artistes, dans cette affaire...

Bref : c’est parfait.

Ici, les auteurs viennent de près, ou de loin. Ils sont conviés en librairies, en tables rondes, en rencontres scolaires, en tchat avec Ouagadougou. Ils prennent des petits déjeuners ou des apéros littéraires, et ils vont même au bal (littéraire, toujours) le samedi soir. Les auteurs (ces êtres de solitude) se rencontrent entre eux. Ils rencontrent aussi des lecteurs (beaucoup – les animations font salle comble) qui ont des choses à leur dire, car les livres sont sélectionnés par des comités de lectures dans lesquels les discussions vont bon train, parait-il.

Bref : c’est parfait.

Ici, les auteurs sont accueillis à bras ouverts, et rémunérés de manière transparente pour leur travail, sans rien avoir à réclamer. Honnêteté intellectuelle que s’impose l’équipe organisatrice... Normal, me direz-vous ? Certes... Mais on rappelle que nous sommes  l’année qui a vu fleurir le fameux #payetonauteur en marge du salon du livre de Paris... Alors... Merci Chambéry.

Bref : c’est parfait.




Ici, tous les auteurs sont lauréats ensemble. Il n’y a pas 22 finalistes et un super gagnant du méga-grand-prix, il y a 22 lauréats, point. Et toute la ville les accueille ensemble. Les commerçants voient fleurir sur leurs vitrines des citations tirées des romans lauréats (Et chaque auteur traque « les siennes » pour les prendre en photo avec fierté). La course Odyssea, qui sert à recueillir des fonds pour la lutte contre le cancer du sein, se déroulait cette année conjointement. Les bénévoles se mobilisent pleinement, partout, tout le temps, avant, pendant et après le festival. Anecdotique, tout ça ? Moi qui aie tant envie que le collectif, au sens noble du terme, regagne un peu de terrain dans nos sociétés et dans notre temps, j’ai envie de croire que non, ça n’est pas anodin.

Bref : c’est parfait.

Enfin, à Chambéry, on peut être convié aux côtés d’Actes Sud et d’Albin Michel même quand on est publié chez un petit éditeur nettement moins connu. C’est le texte, qui intéresse et touche, ou pas. La taille et les moyens de la maison d’édition, on s’en fout un p’tit peu. Le texte, c’est la substantifique moelle de la littérature, non ?

Bref, c’est parfait.

Et c’est sans doute cette perfection qui permet aux auteurs de lâcher prise, de ne plus se préoccuper d’autre chose que de vivre pleinement ces moments, à fleur de peau et d’émotions. Chambéry, c’est un shoot de joli, de fort, d’humain, même si de ça, il n’y a rien à dire, juste à vivre. Et par là même, c’est un dopant puissant pour la suite des opérations. Car une fois le rideau tombé, de retour à la solitude-de-derrière-l’écran, il reste, qui infuse dans le café du matin, cette incroyable énergie partagée à Chambéry.



Pour tout ça, pour le partage, l’énergie, l’émotion : Chambéry, c’est vraiment, mais alors vraiment, le festival parfait. Et je ne suis pas peu fière, vous l’aurez compris, de pouvoir clamer haut et fort que je suis officiellement lauréate du 31ème festival du premier roman de Chambéry (et ouais, je le mets en gras, même que). 

mercredi 31 janvier 2018

Dernier jour de janvier...

… jour idéal pour bloguer.

(dicton du jour) 
(Bonjour)

Bien bien bien. 

Depuis mon dernier passage ici, je dois avouer qu'il s'est passé de bien jolies choses. Au premier rang desquelles, ceux qui fréquentent les réseaux sociaux le savent, une extraordinaire soirée, mi-décembre, organisée par les non-moins extraordinaires "68 premières fois". Et d'ailleurs, magie des lien hyper-textes, si vous cliquez, vous tomberez sur le compte-rendu qui en est fait sur le blog des 68. 

Et puisqu'on en parle, des 68, elles ont engendré encore de nombreuses et belles chroniques: 


Et puis parfois, aussi, des chroniques moins enthousiastes (ce qui est permis): 

Et puis toujours, la sentinelle Babelio et le phare Lecteurs :-)

Et puis il y a aussi tous les chouettes retours reçus en privé, ou publiés sur les réseaux sociaux. Et puis peut-être, ceux que je n'ai pas vus! J'aime l'idée que le livre puisse aussi faire sa vie dans mon dos. 

Je crois que ce livre a trouvé ses lecteurs, et il y a peu de choses aussi réjouissantes que ça dans la vie d'un auteur (à part peut-être, le chocolat ^^)


La suite? 
Dans l'immédiat, il y aura la foire du livre de Bruxelles, les 23 et 24 février 2018, avec Quadrature et toute la joyeuse bande. 

Et je l'espère, tout bientôt, d'autres choses chouettes et gaies à vous annoncer!