Le dernier post de ce blog date du 10 février, et on est le 25. Rhââ, ma doué, que ça passe vite. Je sens bien qu’il faut que je réactualise, que je fasse un nouveau billet. Un truc brillant, intelligent, qui rassemble les foules, et qui ramène chez moi l’ensemble de la blogosphère attendrie et/ou émerveillée et/ou énervée. Problème : je ne suis pas des masses inspirée. Alors déjà, quand je le suis, être brillante et intelligente, ça me demande un effort comme vous avez pas idée (alors qu’être potache et neuneu, tout de suite, je maîtrise mieux…). Alors quand je le suis pas, l’imagination s’égare.
Et oui, c’est ainsi, je ne suis pas inspirée. Ben ça arrive, hein, c’est pas non plus une maladie honteuse. Enfin pas que je sache, mais j’ai p’tête raté un truc (si c’est le cas, merci de me faire une séance de rattrapage, que je ne dédicace pas idiote, quand même). Tiens, d’ailleurs, ça serait l’occasion d’en parler, de l’inspiration, non ?
Je fais partie de ces gens qui peuvent écrire genre boulimie pendant quelque temps, puis plus rien pendant… Houlà, tout ça ? J’en avais même fait un texte, en son temps, texte qui se trouve là. Ce n’est pas que j’aie l’illusion d’être particulièrement originale. C’est juste que ça fait bien suer quand je suis en phase anorexique côté production écrite.
Alors j’ai essayé plein de choses. Parce que les bons conseils, sur le sujet, on en trouve. J’ai essayé la technique « 1h par jour quoi qu’il arrive », ou l’art de bailler aux corneilles devant un écran blanc en sentant monter l’angoisse. J’ai essayé le « 3000 caractères par jour, même s’il faut en jeter les 4/5èmes au bout du compte » (idem pour l’angoisse). J’ai tenté de passer d’un texte à un autre pour ne pas rester coincée sur un truc qui n’avançait plus, ou l’art de finir par tout mélanger, ses neurones comme ses sujets, pour être sûre de ne rien terminer. J’ai essayé de dire partout que j’aurais fini tel truc dans 2 jours, manière d’être obligée de le faire. J’ai dit ensuite « ah ben en fait, non, j’ai pas fini ».
Bref. Chez moi, quand ça veut pas, ça veut pas. Et tenter de violer les mots ne les fait que se rétracter davantage. On les comprend.
J’envie, quelque part, les gens qui me disent « ben si tu as l’idée, le plus dur est fait, il ne reste plus qu’à la coucher sur l’écran ». Que non, chers amis, que non. Des idées, j’en ai 13 à la douzaine par heure (allez, soyons modestes, par jour). Mais là dedans, seulement une sur 100 trouvera une mise en forme et en mots. Et sur celles qui passeront cette épreuve, seules quelques pièces seront vraiment dignes d’intérêt. Je suis une grosse productrice de déchets, je sais que c’est mal pour la planète. Mais c’est ainsi.
Tout ça pour dire que l’inspiration n’est chez moi qu’un leurre. La preuve, je ne suis pas inspirée, aujourd’hui, et j’écris malgré tout un billet (qui a dit « oui mais il est nul » ???).
Oui, il m’en faut. Mais il me faut surtout un alignement de planète très particulier, pour que la mécanique des mots daigne être en phase avec ladite inspiration. Et puis ensuite, il me faut surtout du boulot, mais ça, hein, on en est tous là…
Patrick, l’un des Quadraturiens, préconisait récemment la création d’un syndicat des lambins de la plume. J’y adhérerai dès sa création, section « lambine vraiment lambine ». Qu’on se le dise.
mercredi 25 février 2009
mardi 10 février 2009
C'est pas tout ça...
... Mais puisqu'il paraît que tu es auteur, ma fille, tu pourrais mettre des textes en lignes, non, au lieu de bavarder. Nan, paske ça va bien, les papotages, mais on va finir par se demander si tu écris vraiment, à ce compte là.
Allez, zou, faites pas votre mauvais tête. Un petit texte court, pour tromper le temps grisouille. Ecrit pour un jeu sur le forum "à vos plumes", la contrainte était la phrase de début.
Robot, radio, bobo
J'ai remarqué que, de temps en temps, lorsque j'éteins la radio, elle continue à marcher. Pas à fonctionner, hein. A marcher, ou disons, à rouler. Mon poste dernier cri, rendu muet, continue à me suivre partout comme un toutou. C’est malin.
D’habitude, je suis la première à critiquer les inventions débiles dictées par le marketing de la surconsommation galopante. Mais là, j’ai eu la faiblesse de dire « c’est marrant, ce truc ! », en voyant la pub. Mon cadeau d’anniversaire a fait le reste. Je suis donc, depuis, l’heureuse propriétaire d’un poste de radio révolutionnaire qui présente la caractéristique d’être robotisé, et mobile. Grâce à une détection de chaleur par infrarouge, il vous suit partout tant qu’il est allumé. C’est pratique quand vous passez d’une pièce à l’autre, surtout si vous avez une grande maison. Il faut juste éviter de lui claquer la porte au nez d’un coup de pied décidé. Notez que le montant des réparations aide à se rappeler qu’il est bon de faire attention.
J’étais, jusqu’il y a peu, ravie de cet engin. Je dis « j’étais », car depuis quelques semaines, donc, j’ai remarqué que même éteint, il arrive que le poste continue à me suivre dans la maison. Au début, c’était rarissime, et juste dix secondes après que j’ai eu éteint l’appareil. J’ai cru à un problème de temporisation.Mais désormais, c’est de plus en plus fréquent, c’est d’un déclenchement de plus en plus aléatoire, et ça dure de plus en plus longtemps. J’ai logiquement emmené l’appareil en révision. L’employé m’a regardée avec des yeux ronds comme des ballons. Il m’a rendu mon robot après une semaine d’analyses, n’ayant rien trouvé. Pourtant ça continue. J’en viens à trouver ça inquiétant.
Pour tout avouer, je trouve surtout ça inquiétant depuis hier. En plein milieu de l’après-midi, alors qu’il me suivait, éteint, depuis dix bonnes minutes, mon vénéré poste de radio s’est mis à aboyer. J’ai d’abord cru que c’était l’andouille de chienne de la voisine. Mais ça ne ressemblait pas à ses jappements de roquet ridicule. J’ai donc écouté et regardé plus attentivement autour de moi. Le poste de radio a aboyé une nouvelle fois, puis il s’est immobilisé. J’ai eu la paix le reste de la journée.
Quand j’ai raconté ça le soir à Luc, mon homme, il a éclaté de rire. A ne plus pouvoir s’en arrêter, ah chérie, tu es irremplaçable, c’est bon de se marrer après une dure journée de labeur. Ben voyons. Je n’ai pas réussi à lui faire comprendre que je ne plaisantais pas.
Je lui en ai reparlé, forcément, puisque le phénomène s’est reproduit, voire étendu. Luc ne riait plus. Il commençait à me regarder comme si je virais foldingue. Son argument suprême, il me l’assena un matin, au petit dej. « Arrête avec ça ! Comment expliques-tu, si c’est vrai, que cela ne se produise jamais quand je suis là ? Tu délires, Claire. » Et ça n’avait pas l’air de le ravir.
Je me suis tue. Je n’avais pas envisagé cette hypothèse, jusque là, mais il avait peut-être raison. J’étais peut-être folle.Le petit déjeuner se termina sans bruit. Au moment où nous nous levions, je vis la radio s’approcher de l’homme de la maison, stupéfait. Parvenue à ses pieds, le robot souleva une de ses roues, et… pissa sur le bas du pantalon de Luc.
Il fut assez difficile de choisir entre l'effroi et le rire.
Allez, zou, faites pas votre mauvais tête. Un petit texte court, pour tromper le temps grisouille. Ecrit pour un jeu sur le forum "à vos plumes", la contrainte était la phrase de début.
Robot, radio, bobo
J'ai remarqué que, de temps en temps, lorsque j'éteins la radio, elle continue à marcher. Pas à fonctionner, hein. A marcher, ou disons, à rouler. Mon poste dernier cri, rendu muet, continue à me suivre partout comme un toutou. C’est malin.
D’habitude, je suis la première à critiquer les inventions débiles dictées par le marketing de la surconsommation galopante. Mais là, j’ai eu la faiblesse de dire « c’est marrant, ce truc ! », en voyant la pub. Mon cadeau d’anniversaire a fait le reste. Je suis donc, depuis, l’heureuse propriétaire d’un poste de radio révolutionnaire qui présente la caractéristique d’être robotisé, et mobile. Grâce à une détection de chaleur par infrarouge, il vous suit partout tant qu’il est allumé. C’est pratique quand vous passez d’une pièce à l’autre, surtout si vous avez une grande maison. Il faut juste éviter de lui claquer la porte au nez d’un coup de pied décidé. Notez que le montant des réparations aide à se rappeler qu’il est bon de faire attention.
J’étais, jusqu’il y a peu, ravie de cet engin. Je dis « j’étais », car depuis quelques semaines, donc, j’ai remarqué que même éteint, il arrive que le poste continue à me suivre dans la maison. Au début, c’était rarissime, et juste dix secondes après que j’ai eu éteint l’appareil. J’ai cru à un problème de temporisation.Mais désormais, c’est de plus en plus fréquent, c’est d’un déclenchement de plus en plus aléatoire, et ça dure de plus en plus longtemps. J’ai logiquement emmené l’appareil en révision. L’employé m’a regardée avec des yeux ronds comme des ballons. Il m’a rendu mon robot après une semaine d’analyses, n’ayant rien trouvé. Pourtant ça continue. J’en viens à trouver ça inquiétant.
Pour tout avouer, je trouve surtout ça inquiétant depuis hier. En plein milieu de l’après-midi, alors qu’il me suivait, éteint, depuis dix bonnes minutes, mon vénéré poste de radio s’est mis à aboyer. J’ai d’abord cru que c’était l’andouille de chienne de la voisine. Mais ça ne ressemblait pas à ses jappements de roquet ridicule. J’ai donc écouté et regardé plus attentivement autour de moi. Le poste de radio a aboyé une nouvelle fois, puis il s’est immobilisé. J’ai eu la paix le reste de la journée.
Quand j’ai raconté ça le soir à Luc, mon homme, il a éclaté de rire. A ne plus pouvoir s’en arrêter, ah chérie, tu es irremplaçable, c’est bon de se marrer après une dure journée de labeur. Ben voyons. Je n’ai pas réussi à lui faire comprendre que je ne plaisantais pas.
Je lui en ai reparlé, forcément, puisque le phénomène s’est reproduit, voire étendu. Luc ne riait plus. Il commençait à me regarder comme si je virais foldingue. Son argument suprême, il me l’assena un matin, au petit dej. « Arrête avec ça ! Comment expliques-tu, si c’est vrai, que cela ne se produise jamais quand je suis là ? Tu délires, Claire. » Et ça n’avait pas l’air de le ravir.
Je me suis tue. Je n’avais pas envisagé cette hypothèse, jusque là, mais il avait peut-être raison. J’étais peut-être folle.Le petit déjeuner se termina sans bruit. Au moment où nous nous levions, je vis la radio s’approcher de l’homme de la maison, stupéfait. Parvenue à ses pieds, le robot souleva une de ses roues, et… pissa sur le bas du pantalon de Luc.
Il fut assez difficile de choisir entre l'effroi et le rire.
mardi 3 février 2009
le plaisir n'a rien à voir avec la taille
Lorsque j’ai commencé à rêver d’un éditeur, j’ai fait comme tout le monde : j’ai rêvé d’être Ze révélation de l’année, de vendre des milliers de livres, d’être la star chez Gallimard, et je vous passe le reste (si si, tout le monde rêve de ça, puisque je vous le dis).
Avouons-le, ça m’a vite passé. Je n’ai finalement démarché aucun « gros » éditeur. Avoir bossé sur mon manuscrit m’avait appris l’humilité (c’est beau cette phrase, nan ? Puissant, profond, tout ça… Dites oui, siouplé, je l’ai cherchée longtemps). Ou en tout cas, m’avait remis les pieds sur terre. On avait appris à mieux se connaître, mon manuscrit et moi. Je le cernais mieux. Je l’aimais mieux. Et quand on aime, n’est-ce pas, on veut des choses justes.
La justesse, pour ce manuscrit, n’aurait pas été un Gallimard ou un Albin Michel. Et ça ne m’aurait pas convenu à moi non plus. Je l’ai dit précédemment, j’écris avant tout pour les rencontres. Et j’ai très vite imaginé mon éditeur potentiel davantage comme un petit cocon que comme une grande boîte. Et ça tombait bien, vu que les chances d’être éditées par les Gallimard ou Albin Michel précédemment cités étaient proches de mes compétences en physique des particules (=néant absolu).
Tout ça, c’était avant même de commencer à poster de grosses enveloppes en Kraft, hein… J’en ai donc envoyé à des moyens, et à des petits éditeurs.
Celui qui m’a répondu « on prend » est un petit. 3 recueils de nouvelles par an, ce n’est pas une grosse production. Pourtant, il commence à être sacrément grand en estime et en réputation dans le petit monde des nouvellistes. Et maintenant que je les ai côtoyés d’un peu près, j’ai comme l’impression que cette réputation est méritée.
Celui qui m’a répondu « on prend » est un petit. 3 recueils de nouvelles par an, ce n’est pas une grosse production. Pourtant, il commence à être sacrément grand en estime et en réputation dans le petit monde des nouvellistes. Et maintenant que je les ai côtoyés d’un peu près, j’ai comme l’impression que cette réputation est méritée.
Mon éditeur s’appelle donc Quadrature. Si j’ai bien tout suivi, c’est une bande de 7 doux-dingues passionnés de nouvelles, qui se sont dit un jour qu’ils pourraient bien monter une maison d’édition. Allez, tiens, hé, chiche ! Et ben ouais, chiche. Quadrature est une association, ses membres sont bénévoles et ont un autre boulot à côté (faut bien manger, ma bonne dame). Et pourtant. Si vous imaginiez que ça justifierait qu’ils fassent « moins bien » ou « moins vite », ou quelque chose dans ce goût là, ben c’est raté. Ils sont éditeurs, point. Et ils font diablement bien leur boulot.
Ce n’est pas compliqué : je crois que jusque-là, ils ont été parfaits. Bon, déjà, ils ont aimé mon manuscrit, ce qui est la preuve que ce sont des gens de goût. Mais depuis, des mails échangés aux rencontres « en vrai », du boulot de correction effectué jusqu’au produit fini « zoli livre de Gaëlle », tout a été super. Alors on me targuera peut-être d’être une ravie de la crèche. Et ben j’assume ! Oui, je suis ravie ! Quand je râle sur le dos d’UPS, je râle, alors quand je suis contente, je ne vois pas pourquoi je devrais faire une petite moue pincée en disant « moui, pas mal… » d’un air dubitatif. J’ai l’enthousiasme enthousiasmé, à mes heures. Il vaut mieux le savoir.
Tout ça pour dire : Quadrature est un petit éditeur, et je suis ravie de travailler avec un petit éditeur. Aucune frustration, aucun regret. Cette rencontre est belle, c’est ce qui compte.
Et puisqu’on en est à parler taille et plaisir… Avant-hier, Patrick m’a annoncé qu’ils lançaient une réimpression. En l’état actuel des lieux, à peu près 120 exemplaires du recueil ont été vendus. Ça ferait mourir de rire Marc Lévy, à moins que ça ne lui provoque une attaque d’apoplexie. Mais moi, ça m’enchante. J’aurais déjà été enchantée d’en vendre 30, alors 120, vous pensez… !
Bref, petit éditeur et petites ventes, mais grand plaisir et grand bonheur. Na.
Ce n’est pas compliqué : je crois que jusque-là, ils ont été parfaits. Bon, déjà, ils ont aimé mon manuscrit, ce qui est la preuve que ce sont des gens de goût. Mais depuis, des mails échangés aux rencontres « en vrai », du boulot de correction effectué jusqu’au produit fini « zoli livre de Gaëlle », tout a été super. Alors on me targuera peut-être d’être une ravie de la crèche. Et ben j’assume ! Oui, je suis ravie ! Quand je râle sur le dos d’UPS, je râle, alors quand je suis contente, je ne vois pas pourquoi je devrais faire une petite moue pincée en disant « moui, pas mal… » d’un air dubitatif. J’ai l’enthousiasme enthousiasmé, à mes heures. Il vaut mieux le savoir.
Tout ça pour dire : Quadrature est un petit éditeur, et je suis ravie de travailler avec un petit éditeur. Aucune frustration, aucun regret. Cette rencontre est belle, c’est ce qui compte.
Et puisqu’on en est à parler taille et plaisir… Avant-hier, Patrick m’a annoncé qu’ils lançaient une réimpression. En l’état actuel des lieux, à peu près 120 exemplaires du recueil ont été vendus. Ça ferait mourir de rire Marc Lévy, à moins que ça ne lui provoque une attaque d’apoplexie. Mais moi, ça m’enchante. J’aurais déjà été enchantée d’en vendre 30, alors 120, vous pensez… !
Bref, petit éditeur et petites ventes, mais grand plaisir et grand bonheur. Na.
vendredi 23 janvier 2009
Mon éditeur, la salle d’attente du cabinet de radiologie, la française des jeux, et UPS (ou « un peu d’optimisme ne nuit pas »)
Non, ceci n’est pas un inventaire à la Prévert. Rendons à César ce qui est à Jacques, ses inventaires à lui étaient autrement plus poétiques et merveilleux que le pauvre listing qui sert de titre à ce billet. Mais vous allez voir, il y a un lien entre tout ça. Sisi. Ce n’est pas flagrant au premier abord, certes, mais je vais vous faire une brillante démonstration. Vous n’allez pas en revenir (par contre j’espère que vous reviendrez sur ce blog, mais c’est une autre affaire).
Je vous ai expliqué que je ne parlerai pas beaucoup ici de ma vie de fille, et dès le 4ème billet, je vais déroger à ma propre règle. Ah c’était bien la peine de nous faire des grandes déclarations, de se la jouer solennel, gna gna gna.
C’est vrai. Mais un peu de flexibilité ne nuit pas, et je fais c’que j’veux, d’abord, ch’u grande.
Donc, hier matin, j’ai passé quelques temps dans un cabinet de radiologie. Franchement angoissée au début, nettement plus rassurée vers la fin. Et je pensais à tous les autres gens qui attendaient là. A tous ces visages insondables, à toutes ces histoires que je ne connais pas. Une dame aux cheveux gris souriait à mon bébé, guettant ses gazouillis, tandis qu’une autre, plus jeune, semblait profondément agacée par la présence de ma fille… Les gens allaient et venaient. On appelait des noms, des corps se levaient, puis revenaient un peu plus tard attendre le verdict du médecin. Combien ont eu des bonnes nouvelles, hier matin, et combien en ont eu des mauvaises ? Mystère. Je me suis souvent fait cette remarque, que se croisaient dans les salles d’attente médicales des destins contraires, ou similaires, qui n’ont pas connaissance de ce qui se trame sur la chaise d’à côté. C’est étrange. Les cabinets de radiologie ont-ils un quota ? Est-ce qu’il faut une moyenne annuelle de, disons, cinq bonnes nouvelles pour une mauvaise ? Est-ce que la répartition mensuelle est stable, ou est-ce que si on a épuisé dès octobre le nombre des mauvaises nouvelles de l’année, il ne reste plus que des bonnes à distribuer ? J’ignore si le cabinet de radiologie a des accointances avec la française des jeux. Si là, comme dans un lot de « morpions » ou de « millionnaire », il y a quelques tickets gagnants pour beaucoup de perdants. J’espère que non.
Tant qu’on en est à causer probabilités, et puisque j’ai prévenu que ce blog causerait principalement de trucs-qu’ils-z’ont-un-rapport-avec-ma-vie-d’auteure (j’ai du mal à me faire à ce « e »…), j’ignore quel est le pourcentage de manuscrits choisis et édités dans l’ensemble de ce qui arrive annuellement chez un éditeur. Est-ce grosso modo la même chose partout, d’ailleurs ? Les gros en reçoivent beaucoup, mais publient plus, les petits en reçoivent moins mais publient peu… Est-ce qu’au bout du compte, le pourcentage de gens heureux est le même dans ceux qui postulent chez les grands, et dans ceux qui postulent chez les petits ? Est-ce que là encore, comme à la Française des jeux, on a toujours le même pourcentage de chance de tirer un ticket gagnant, ou pas ? Je n’en ai pas la moindre idée.
Dernier point : là, je sais. Je sais qu’avec UPS, on a super beaucoup de chances d’avoir un mal fou à se faire livrer un colis (de livres, concocté aux p’tits oignons et expédié par mon éditeur préféré) si on n’écrit pas son code porte d’immeuble dans l’adresse. D’aucuns (les naïfs !) pourraient penser que des pros de la livraison demanderaient ce renseignement quand ils enregistrent le colis, pour ne pas être coincé à l’arrivée. D’autres imaginent (les cons !) qu’un code porte, c’est fait pour limiter l’accès d’un immeuble, et que donc l’écrire partout est un peu un non-sens. Et ben UPS, ils demandent pas, et si c’est pas écrit sur leur étiquette, ils livrent pas. Alors ils vous envoient une petite carte, hein, pour vous dire qu’ils sont passés, que pas le code porte, que hou là là pas possible déposer colis, appelez nous, merci bien. Ils sont passés le 15, ont envoyé la carte le 19, avec comme sanction, si j’étais une méchante fifille qui n’appelait pas le n° indiqué, un retour à l’expéditeur dès le 22. Ben dites, on a le temps d’aller faire pipi, avant de vous appeler, oui ? UPS, c’est comme la française des jeux, y’a assez peu de chances de tirer une carte gagnante du premier coup. En revanche, reconnaissons-le au second, ça marche mieux chez UPS que quand on gratte dédé. Ouf.
Bref. Hier a finalement été une journée faste, mon bébé n’avait rien de grave, et j’ai reçu mon colis de livres, en souffrance depuis 10 jours. Il y a plus d’un an, maintenant, un autre jour faste, Patrick m’appelait pour me dire que Quadrature publierait mon manuscrit.
Je crois que je ne jouerai jamais au banco, ni à n’importe quel autre jeu de grattage. Ma petite vie, et je m’en émerveille sans cesse, me sert mes tickets gagnants au fil de l’eau, pas sûr qu’il m’en reste à gratter sur le comptoir d’un bistrot.
Optimisme du soir, bonsoir, j’ai fini ma philo à deux balles…
Je vous ai expliqué que je ne parlerai pas beaucoup ici de ma vie de fille, et dès le 4ème billet, je vais déroger à ma propre règle. Ah c’était bien la peine de nous faire des grandes déclarations, de se la jouer solennel, gna gna gna.
C’est vrai. Mais un peu de flexibilité ne nuit pas, et je fais c’que j’veux, d’abord, ch’u grande.
Donc, hier matin, j’ai passé quelques temps dans un cabinet de radiologie. Franchement angoissée au début, nettement plus rassurée vers la fin. Et je pensais à tous les autres gens qui attendaient là. A tous ces visages insondables, à toutes ces histoires que je ne connais pas. Une dame aux cheveux gris souriait à mon bébé, guettant ses gazouillis, tandis qu’une autre, plus jeune, semblait profondément agacée par la présence de ma fille… Les gens allaient et venaient. On appelait des noms, des corps se levaient, puis revenaient un peu plus tard attendre le verdict du médecin. Combien ont eu des bonnes nouvelles, hier matin, et combien en ont eu des mauvaises ? Mystère. Je me suis souvent fait cette remarque, que se croisaient dans les salles d’attente médicales des destins contraires, ou similaires, qui n’ont pas connaissance de ce qui se trame sur la chaise d’à côté. C’est étrange. Les cabinets de radiologie ont-ils un quota ? Est-ce qu’il faut une moyenne annuelle de, disons, cinq bonnes nouvelles pour une mauvaise ? Est-ce que la répartition mensuelle est stable, ou est-ce que si on a épuisé dès octobre le nombre des mauvaises nouvelles de l’année, il ne reste plus que des bonnes à distribuer ? J’ignore si le cabinet de radiologie a des accointances avec la française des jeux. Si là, comme dans un lot de « morpions » ou de « millionnaire », il y a quelques tickets gagnants pour beaucoup de perdants. J’espère que non.
Tant qu’on en est à causer probabilités, et puisque j’ai prévenu que ce blog causerait principalement de trucs-qu’ils-z’ont-un-rapport-avec-ma-vie-d’auteure (j’ai du mal à me faire à ce « e »…), j’ignore quel est le pourcentage de manuscrits choisis et édités dans l’ensemble de ce qui arrive annuellement chez un éditeur. Est-ce grosso modo la même chose partout, d’ailleurs ? Les gros en reçoivent beaucoup, mais publient plus, les petits en reçoivent moins mais publient peu… Est-ce qu’au bout du compte, le pourcentage de gens heureux est le même dans ceux qui postulent chez les grands, et dans ceux qui postulent chez les petits ? Est-ce que là encore, comme à la Française des jeux, on a toujours le même pourcentage de chance de tirer un ticket gagnant, ou pas ? Je n’en ai pas la moindre idée.
Dernier point : là, je sais. Je sais qu’avec UPS, on a super beaucoup de chances d’avoir un mal fou à se faire livrer un colis (de livres, concocté aux p’tits oignons et expédié par mon éditeur préféré) si on n’écrit pas son code porte d’immeuble dans l’adresse. D’aucuns (les naïfs !) pourraient penser que des pros de la livraison demanderaient ce renseignement quand ils enregistrent le colis, pour ne pas être coincé à l’arrivée. D’autres imaginent (les cons !) qu’un code porte, c’est fait pour limiter l’accès d’un immeuble, et que donc l’écrire partout est un peu un non-sens. Et ben UPS, ils demandent pas, et si c’est pas écrit sur leur étiquette, ils livrent pas. Alors ils vous envoient une petite carte, hein, pour vous dire qu’ils sont passés, que pas le code porte, que hou là là pas possible déposer colis, appelez nous, merci bien. Ils sont passés le 15, ont envoyé la carte le 19, avec comme sanction, si j’étais une méchante fifille qui n’appelait pas le n° indiqué, un retour à l’expéditeur dès le 22. Ben dites, on a le temps d’aller faire pipi, avant de vous appeler, oui ? UPS, c’est comme la française des jeux, y’a assez peu de chances de tirer une carte gagnante du premier coup. En revanche, reconnaissons-le au second, ça marche mieux chez UPS que quand on gratte dédé. Ouf.
Bref. Hier a finalement été une journée faste, mon bébé n’avait rien de grave, et j’ai reçu mon colis de livres, en souffrance depuis 10 jours. Il y a plus d’un an, maintenant, un autre jour faste, Patrick m’appelait pour me dire que Quadrature publierait mon manuscrit.
Je crois que je ne jouerai jamais au banco, ni à n’importe quel autre jeu de grattage. Ma petite vie, et je m’en émerveille sans cesse, me sert mes tickets gagnants au fil de l’eau, pas sûr qu’il m’en reste à gratter sur le comptoir d’un bistrot.
Optimisme du soir, bonsoir, j’ai fini ma philo à deux balles…
samedi 17 janvier 2009
j'ai jamais dit que j'étais logique
Il y a mille et une raisons d'écrire. J'imagine qu'il y en a des bonnes et des moins bonnes, quoi que je doute fort d'avoir envie de me prononcer sur ce qu'est une bonne raison et ce qu'est une moins bonne. Ecrivez, braves gens, écrivez! Pour le reste, les raisons, les intentions, les débouchés et l'âge du capitaine, on verra plus tard.
Pour ma part, je crois que j'écris pour rencontrer des gens. J'aurais pu être caissière chez Leclerc, ou hôtesse de l'air, c'était plus direct. Mais j'ai jamais dit que j'étais logique. Et choisir une activité fondamentalement solitaire, dans le but de rencontrer des gens, ne me fait absolument pas peur. A vous peut-être que si, rapport à mon état mental un brin inquiétant. Mais c’est un autre sujet.
Le truc, c’est que ça ne me les fait pas rencontrer de la même façon que dans la rue ou dans la salle d’attente du dentiste, les gens. Je suis une rêveuse, et les gens qui me connaissent savent combien ça n’est pas un vain mot, chez moi. Une rêveuse, une bouffeuse d’imaginaire, tout ce que vous voudrez dans ce goût-là. Et rencontrer des gens via l’écriture, c’est les inviter à découvrir mon imaginaire, et éventuellement les laisser m’inviter à découvrir le leur. C’est comme si on gagnait du temps. Comme si les présentations étaient déjà un peu faites. Comme si on s’était croisés dès la sortie de l’usine à fabriquer l’humanité, et qu’on savait, par conséquence, qu’on venait du même endroit. J’ai l’impression qu’on est plus proches de « mon » essentiel. Plus vrais. Je suis peut-être naïve. Mais je vais continuer encore un peu, tenez.
J’aime les rencontres qui sont liées à l’écriture, et pas qu’à la mienne, bien entendu (Je suis très égocentrique, mais y’a des limites). Je les aime parce que je trouve qu’elles mettent les humains en valeur. Et comme ces crétins, dont je suis, sont rarement assez doués pour le faire tous seuls, il faut bien leur filer un coup de main. Quand une rencontre menace de tourner à vide, mais qu’on a un livre sous le bras, on a autre chose à raconter que la pluie ou le beau temps. Et rien que ça, c’est grand.
Alors je suis ravie. Je suis ravie parce que l’édition d’un livre, c’est la promesse que l’écriture solitaire débouche sur des rencontres. Et je tâcherai de faire mon possible, croyez le bien, pour qu’elles soient belles.
Il y aura la foire du livre de Bruxelles. Le salon du livre de Paris. La librairie du bout du boulevard. Et quelques autres projets encore en… Projet, justement (Cette répétition est volontaire, c’est pour bien souligner l’effet).
Je crois que je vais me régaler. Alors je crois que je vous en reparlerai. J’ai la gourmandise partageuse, il vaut mieux le savoir.
Pour ma part, je crois que j'écris pour rencontrer des gens. J'aurais pu être caissière chez Leclerc, ou hôtesse de l'air, c'était plus direct. Mais j'ai jamais dit que j'étais logique. Et choisir une activité fondamentalement solitaire, dans le but de rencontrer des gens, ne me fait absolument pas peur. A vous peut-être que si, rapport à mon état mental un brin inquiétant. Mais c’est un autre sujet.
Le truc, c’est que ça ne me les fait pas rencontrer de la même façon que dans la rue ou dans la salle d’attente du dentiste, les gens. Je suis une rêveuse, et les gens qui me connaissent savent combien ça n’est pas un vain mot, chez moi. Une rêveuse, une bouffeuse d’imaginaire, tout ce que vous voudrez dans ce goût-là. Et rencontrer des gens via l’écriture, c’est les inviter à découvrir mon imaginaire, et éventuellement les laisser m’inviter à découvrir le leur. C’est comme si on gagnait du temps. Comme si les présentations étaient déjà un peu faites. Comme si on s’était croisés dès la sortie de l’usine à fabriquer l’humanité, et qu’on savait, par conséquence, qu’on venait du même endroit. J’ai l’impression qu’on est plus proches de « mon » essentiel. Plus vrais. Je suis peut-être naïve. Mais je vais continuer encore un peu, tenez.
J’aime les rencontres qui sont liées à l’écriture, et pas qu’à la mienne, bien entendu (Je suis très égocentrique, mais y’a des limites). Je les aime parce que je trouve qu’elles mettent les humains en valeur. Et comme ces crétins, dont je suis, sont rarement assez doués pour le faire tous seuls, il faut bien leur filer un coup de main. Quand une rencontre menace de tourner à vide, mais qu’on a un livre sous le bras, on a autre chose à raconter que la pluie ou le beau temps. Et rien que ça, c’est grand.
Alors je suis ravie. Je suis ravie parce que l’édition d’un livre, c’est la promesse que l’écriture solitaire débouche sur des rencontres. Et je tâcherai de faire mon possible, croyez le bien, pour qu’elles soient belles.
Il y aura la foire du livre de Bruxelles. Le salon du livre de Paris. La librairie du bout du boulevard. Et quelques autres projets encore en… Projet, justement (Cette répétition est volontaire, c’est pour bien souligner l’effet).
Je crois que je vais me régaler. Alors je crois que je vous en reparlerai. J’ai la gourmandise partageuse, il vaut mieux le savoir.
mardi 13 janvier 2009
bon alors (quelques petites précisions et autres détails)
ça commence bien c’t’histoire : j’ai rédigé un beau billet hier soir, du genre impérissable-que-personne-il-en-a-jamais-écrit-d’aussi-brillant, et v’là t’y pas qu’au moment de le mettre en ligne, tout a planté. Exit le billet brillantissime, et comme je suis incapable de réécrire quelque chose que j’ai déjà écrit, j’ai éteint l’ordinateur, et pour bien montrer ma réprobation, je suis allée me coucher. Ah ah, elle a vu ce qu’elle a vu, la technologie ! Je ne m’en suis pas laissé compter, je suis allée me coucher en l’abandonnant à son triste sort ! Bien fait !
Le truc, c’est que ce matin, la technologie, elle avait un petit air hilare, presque comme si elle se fichait de moi, en fait. On aurait presque pu croire que ma petite sortie d’hier l’avait bien fait marrer. C’est fou, hein.
Bref.
On m’a fait remarquer fort justement que des biberons, pour nourrir un Blog, c’était quelque peu léger. Me revoilà donc avec des mots. Des vrais, composés avec des vraies lettres bios, élevées au grain. Et il faut que j’arrête les métaphores alimentaires, on va croire que je suis affamée…
Me revoilà, disais-je, pour expliquer que ce blog est un blog d’auteure. Oui oui, je suis une auteure, c’est tout frais, mais du coup, je me la pète à fond. Faut bien en profiter un peu.
En vrai, je suis aussi une fille. Mais je n’en parlerai pas beaucoup ici, de ma vie de fille. D’abord parce qu’elle ne regarde que moi, ensuite parce que ça serait d’un inintérêt absolu, j’en ai peur.
Qui dit auteure dit livre. Et qui dit livre dit critique.
Vous trouverez donc des échos du livre (dont la couverture est en photo ci-contre, tâchez de suivre un peu, on va pas s’en sortir, sinon) là :
http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2008/12/15/page-blanche-a-gaelle-pingault/
Et là :
http://www.bibliosurf.com/Interview-de-Gaelle-Pingault
Ohhhh ! Là aussi !
http://culturofil.net/2009/01/10/on-n%e2%80%99est-jamais-prepare-a-ca-de-gaelle-pingault/
Et pis là, heu !
http://www.leslecturesdemartine.com/article-26674630.html
Là aussi (billet du 13/01)
http://brize.vefblog.net/
Et pour finir, là :
http://roubaudi.blogspot.com/2009/01/un-bon-livre.html
Vala.
C’est tout pour le moment, comme on dit, mais moi je trouve que c’est déjà vachement pas mal (mode *content* on).
Et of course, je vous tiendrais au courant de la suite des opérations.
Le truc, c’est que ce matin, la technologie, elle avait un petit air hilare, presque comme si elle se fichait de moi, en fait. On aurait presque pu croire que ma petite sortie d’hier l’avait bien fait marrer. C’est fou, hein.
Bref.
On m’a fait remarquer fort justement que des biberons, pour nourrir un Blog, c’était quelque peu léger. Me revoilà donc avec des mots. Des vrais, composés avec des vraies lettres bios, élevées au grain. Et il faut que j’arrête les métaphores alimentaires, on va croire que je suis affamée…
Me revoilà, disais-je, pour expliquer que ce blog est un blog d’auteure. Oui oui, je suis une auteure, c’est tout frais, mais du coup, je me la pète à fond. Faut bien en profiter un peu.
En vrai, je suis aussi une fille. Mais je n’en parlerai pas beaucoup ici, de ma vie de fille. D’abord parce qu’elle ne regarde que moi, ensuite parce que ça serait d’un inintérêt absolu, j’en ai peur.
Qui dit auteure dit livre. Et qui dit livre dit critique.
Vous trouverez donc des échos du livre (dont la couverture est en photo ci-contre, tâchez de suivre un peu, on va pas s’en sortir, sinon) là :
http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2008/12/15/page-blanche-a-gaelle-pingault/
Et là :
http://www.bibliosurf.com/Interview-de-Gaelle-Pingault
Ohhhh ! Là aussi !
http://culturofil.net/2009/01/10/on-n%e2%80%99est-jamais-prepare-a-ca-de-gaelle-pingault/
Et pis là, heu !
http://www.leslecturesdemartine.com/article-26674630.html
Là aussi (billet du 13/01)
http://brize.vefblog.net/
Et pour finir, là :
http://roubaudi.blogspot.com/2009/01/un-bon-livre.html
Vala.
C’est tout pour le moment, comme on dit, mais moi je trouve que c’est déjà vachement pas mal (mode *content* on).
Et of course, je vous tiendrais au courant de la suite des opérations.
lundi 12 janvier 2009
Ceci est un blog
Non? Si! Ceci est un blog. Un tout petit blog nouveau né, encore nourrisson, qui ouvre à peine ses yeux. Il va lui falloir des biberons pour grandir, mais en ce moment les biberons, je maîtrise. Donc à bientôt par ici. Je vais acheter de l'eau d'évian et du lait Guigoz, et je reviens.
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