lundi 9 septembre 2013

C'est calme, ici, dites donc...

Il parait que c'est la rentrée. Sisisi, je vous jure. Je sais, c'est pas forcément évident de s'en rendre compte, vu que c'est le genre de sujet sur lequel les grandes surfaces, les publicités 4*3 et les médias sont particulièrement discrets. Mais je vous jure (soyez forts): c'est la rentrée.

Je ne fais pas exception à la règle, je vis sous la même latitude de contraintes que bon nombre d'entre vous, je suis donc rentrée sagement. Et même si je n'irais pas jusqu'à dire que ça m'a littéralement fait sauter de joie, je ne me plains pas trop quand même.

Voyez plutôt:

- D'abord, après avoir passé une année avec un pied en Bretagne, un pied en région parisienne, et les fesses dans le train, j'ai fini de faire le grand écart. Mes deux pieds sont désormais bretons, et c'est rien de dire qu'ils sont heureux de l'être. Pour fêter ça, ils ont même l'intention de le rester.

- Ensuite, les vacances ont été l'occasion de retrouver le chemin de l'écriture, et ça... ça n'a pas de prix.

- Ensuite toujours, "Bref, ils ont besoin d'un orthophoniste" continue son joli chemin, et continue aussi de m'épater dans les rencontres ou les commentaires qu'il fait naître.

- Enfin, le trimestre qui s'annonce ne va pas être exempt de quelques beaux moments autour du livre (dont j'aurais l'occasion de reparler ici). Je m'en régale d'avance.


Bref: je ne vais pas pleurer non plus, il y a rentrée plus triste que la mienne.

Je profite de ce post pour relayer ici les quelques articles sur le livre que je n'avais pas eu l'occasion de mettre en lien:



Et je termine sur deux joies:

D'abord, "Bref" participera au prix litter'halles 2014. et j'ai des preuves

Ensuite, pas plus tard qu'hier, à Lauzerte, autour de l'incontournable manifestation littéraire nommée "place aux nouvelles", Patrick Dupuis a remporté le prix de la femme Renard - place aux nouvelles pour son recueil "passés imparfaits", paru chez Luce Wilquin. Patrick, qui est donc un auteur de talent, est aussi l'un des piliers de Quadrature, aka ma maison d'édition adorée. Et son éditrice, Luce, n'est pas mal dans son genre aussi côté super-boulot-d'éditrice-et-gentillesse-en-prime.

Ne vous privez donc pas de découvrir cet auteur (Patrick Dupuis), cet ouvrage ("passés imparfaits", ou son précédent "nuageux à serein", très beau aussi), cette maison d'édition (Luce Wilquin). Je doute fortement que vous le regrettiez.

Voilà.
Bon, ben c'est pas tout ça, mais il paraît que c'est la rentrée. Et donc, plutôt que de bloguer, je vais peut-être aller bosser, là, non? Si...


mercredi 13 février 2013

Lundi, pas de gris.


Vous, vous l’ignorez, mais lundi fut un beau jour. D’abord côté météo : il a fait un temps radieux sur ma Bretagne, qui n’est tellement pas mouillée par les pluies, en ce moment, que j’ai vaguement l’impression de vivre dans des marais quand même. Option splouch splouch dès qu’on met un pied dehors. C’est mignon comme tout.

Bref, je disais donc, lundi il a fait beau. Grand soleil, vrai de vrai. Et en plus, j’ai reçu dans ma boîte mail un petit mot, signé Alain Emery. Alain, avec qui régulièrement, je tente de refaire le monde (sans grand succès jusqu’à maintenant, hélas) autour d’une bouteille et d’un truc à manger, de préférence bons. Ben oui, tant qu’à faire. Et que régulièrement, aussi, je lis. Avec bonheur. Le bonhomme écrit, et bien. 

Et présentement, ce qu’il m’a écrit, c’est ça (message reproduit ici avec son autorisation) :

C’est une chose entendue, aucun des livres de Gaëlle Pingault n’est anodin mais celui qu’elle vient de signer est plus simplement important. Autant pour elle que pour nous. En plus d’une construction habile et d’une patte indéniable – de plus en plus légère et subtile –, on y retrouve, plus prégnante que dans les précédents opus, quelque chose qui ressemble décidément à la foi. En l’humain, qu’elle connaît bien et sur lequel elle braque, avec tact, une lumière émouvante. Un livre – me semble t-il – plus personnel et quoi qu’on en dise, sacrément touchant.

Alain Emery

Je vous le dis : lundi fut un beau jour. Soleil dans le ciel, soleil dans les coeurs (enfin dans le mien, en tout cas), youpi tralala. De quoi avancer toute la semaine avec un bel entrain.

Alors puisque je suis pleine d’entrain, j’en profite pour vous transmettre les prochaines dates.

- Le mercredi 27 février 2013, je serai en dédicace à la librairie l’amandier, 45 bvd Richard Wallace à Puteaux, de 17h à 19h. Librairie exceptionnelle s’il en est, venez ! (oui, c’est un ordre, et ben quoi ? Si on peut même plus faire mine d’être maîtresse en son blog, c’est nul)

- Les vendredi et samedi 8 et 9 mars 2013, ce sera la grande fête annuelle des auteurs Quadrature, aka la foire du livre de Bruxelles (comme chaque année, ça se passe à Tours et Taxis). Je serai présente sur le stand de la maison d’édition, le 235 (face au resto, ahahaha, ou l’art de choisir les positions stratégiques), à divers moments: le vendredi de 16h à 21h, le samedi de 10h30 à 12h puis de 15h30 à 17h. Le reste du temps, ne me cherchez pas à la foire, je serai chez Dandoy (ceux qui connaissent savent pourquoi). 

Qui vient où? Je vous attends!





lundi 21 janvier 2013

*Jingle* Coupure pub *Jingle*

Les jours rallongent, mais la France est sous la neige. Le moment est idéalement choisi pour rester derrière son écran.

Twip twip twip, jingle, Twip twip twip


GAELLE PINGAULT Auteur par aurore_video

Twip twip twip Jingle, Twip twip twip.


Vous noterez que je fais super bien le jingle par écrit.

Voici donc une chouette petite vidéo pour présenter le livre. Réalisée par Aurore Lalande, et par son talent (car elle ne sort jamais sans). Et ceux qui me connaissent un tantinet savent que l'image et moi, c'est bof. Que si j'accours lorsqu'il s'agit de radio, la perspective de montrer ma pomme est nettement moins réjouissante à mes yeux. Il fallait toute la gentillesse, l'humour, et le guidage d'Aurore pour me faire passer le pas.

Aurore, si vous avez envie d'aller voir de plus près ce qu'elle fait, et ben c'est là:
Les photos et les vidéos d'Aurore

Et si vous avez besoin de son talent, ne vous en privez pas.

Du côté du livre, tout va bien, ma foi.
Pour poursuivre la revue de presse commencée dans le post précédent, vous pouvez aller voir là:

L'article de Martine

Et lire le très chouette article de Fabienne, paru ce mois-ci dans "l'orthophoniste":







samedi 8 décembre 2012

Bientôt Noël

C'est désormais un fait établi: Novembre est mort (bien fait pour lui) depuis une semaine, et déjà Noël se profile. La sortie du livre est derrière nous, mais il lui reste une belle vie à vivre.
Les premières critiques en ligne sont parues. On les trouve là:

Edit du 5 janvier 2012: ça continue, youpi!
Carnets de lecture
Chez Lucie et ses facéties

(Pour ceux que ça intéresse. Il est d'ailleurs fort recommandable de traîner sur ces blogs pour y lire d'autres chroniques aussi. ça donne des envies!).
Ce qui me touche le plus dans cette affaire est de voir que l'aventure lancée par la parution des textes en ligne se poursuit: le livre permet des échanges, des prises de consciences, des interrogations, des enthousiasmes. Et puis, surtout, du plaisir de lecture (ben dites, un livre, c'est quand même un peu fait pour ça!). Et il semble atteindre les orthos comme les non-orthos.
Le prochain rendez-vous pour moi sera le salon "escales hivernales", dans le hall d'honneur de la CCI Grand Lille, le samedi 15 et le dimanche 16 décembre. J'y serai en dédicace le samedi de 16h à 19h, et le dimanche de 14h à 16h. N'hésitez pas à passer me voir si vous êtes dans le coin.
Et puis bon, comme Noël c'est bientôt et que l'on manque toujours d'une idée ou deux pour terminer les cadeaux, n'hésitez pas à acheter les livres pour mettre sous le sapin! (et tiens, oh, dis donc, pourquoi pas des livres Quadrature, hum?).

samedi 10 novembre 2012

Le voilà!

Bien. Je vous avais promis des nouvelles de ma connexion internet, les voilà: nous sommes de nouveau reliés au vaste monde de la toile. Youpi.
 
A part ça, c’est fait. Le livre est sorti de l’imprimerie. Je ne l’ai pas encore entre les mains, mais mon éditeur, si. C’est pas juste. Il m'a dit qu'il était beau. Je le crois.
 
Après une folle année d’engouement sur internet et de créativité imprévue, j’ai donc l’immense plaisir, et la grande émotion, de vous présenter très officiellement (pour l’officieux, c’est fait et re-fait !) :

 
« Bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! »
 
Mon troisième recueil de nouvelles. Qui parle d’orthophonie (s’il avait parlé de la pêche à pieds, on l’aurait appelé « Bref, il faisait froid et j’étais mouillée ! », car on a un certain degré de réflexion, nous z’aut, faut pas croire). Mais pas que.
 
Et pour l’occasion, et parce que je n’en reviens toujours pas de toute cette aventure, je suis allée fouiller dans les archives Facebookiennes. Le premier texte de ce qui est aujourd’hui ce livre a été publié en ligne le 6 décembre 2011, dans une joyeuse improvisation un tantinet foutraque. En même pas un an, les textes se sont enchaînés, reliés, et le tout est devenu un livre… J’en suis la première épatée.
 
Merci à tous ceux qui ont cru. Je vous laisse désormais le découvrir, en espérant ne pas vous décevoir.
 
 
 
Petit détails pratiques :
Le livre sera disponible à partir du 20 novembre auprès de tout libraire indépendant dynamique et sympa.
 
Il l’est également, dès maintenant, en commande directe auprès de l’éditeur (efficacité et rapidité garantie, je vous le promets). Il suffit pour cela d’envoyer un email à quadraturelib@gmail.com en précisant le titre du livre, le nombre d’exemplaires désirés, et l’adresse à laquelle vous expédier le tout. Vous recevrez votre colis, accompagné d’une facture (n’oubliez pas de la régler, après, hein !). Les frais de ports sont offerts.
 
Pour les amateurs de numérique et les possesseurs de liseuses, le livre sera disponible dans une quinzaine de jours en format e-pub, par exemple via immateriel, ou feedbooks.
 
Enfin, ça n’engage que moi, mais je vous déconseille plutôt les mastodontes de vente en ligne ou en magasin (je vous laisse le soin de les identifier)… Vous risquez d’attendre longtemps, de vous entendre dire que l’éditeur est en tort/lent/inefficace/chauve/parti aux champignons/vert à pois roses/amateur de tartes aux fraises/, ce qui est faux (à part pour la tarte aux fraises, j’en sais rien). Les dits mastodontes ont juste une organisation qui ne fonctionne pas très rapidement avec des éditeurs qui ne sont pas dans leurs réseaux "habituels".

 
 
Deuxième détail pratique. Je serai présente en salon, mon livre sous le bras et le sourire au bec :
-          Le samedi 24 novembre 2012, à Ozoir-la ferrière.
-          Le samedi 15 et le dimanche 16 décembre aux escales hivernales de Lille.
 
Si vous passez par là, viendez me voir. C’est triste, un salon littéraire sans personne qui vient vous voir !
 
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Et ce ne sont pas des mots en l’air.
 
 

samedi 29 septembre 2012

L'automne à la campagne


Telle que vous me trouvez là, j’ai troqué depuis cet été les tours de la défense pour un coin de cambrousse bretonne. La bibliothèque du village dans lequel nous sommes en train de prendre racine est bien équipée en BD, j’ai donc lu, quasiment dès notre arrivée ici, « le retour à la terre », de Larcenet. Hasard ou coïncidence ? Allez savoir. Toujours est-il que j’ai aimé Larcenet, et que j’aime vivre mon propre retour à la terre. Les limaces ont bouffé nos salades, mais les poireaux vont bien, merci pour eux.

 
Et sinon, non, je n’ai pas complètement fondu les plombs, et non, je ne suis pas devenue un genre de Nicolas le Jardinier. Si je vous fais partager cette inénarrable tranche de vie, c’est pour en arriver à ce point qui intéresse ce qui nous préoccupe ici (« qui intéresse ce qui nous préoccupe », balaise, cette formule, je la replacerai dans la conversation à l’occasion) : nous n’avons pas internet dans notre nouveau paradis.

 
J’en vois au fond à droite qui se marrent. Rigolez pas, c’est vrai. Pas l’ADSL ici, et revenir à un bon vieux modem tchhhhhiiiiiiiiizboingfrrrrrfrrrrrrrrrrzboingchhhhhhhiiiiii, ça va pas être possible. Alors on aura l’internet par satellite (si ça, c’est pas se la péter dans les grandes largeurs, m’sieur dame…), mais c’est long à faire installer. Alors on patiente.

 
On patiente à l’aide d’une clé 3G qui surchauffe allègrement, on consomme trop. Alors on essaye de limiter nos connexions, et on plante des poireaux à la place de surfer. Poireaux, donc, qui se portent mieux que les salades. La boucle est bouclée.

 
Alors forcément, mettre le blog à jour, dans ces conditions, ça n’est pas simple. J’en vois qui se marrent, toujours les mêmes au fond à droite. C’est moi, ou ils sont dissipés, au fond à droite ? J’en ai même entendu un murmurer « oui, en même temps tu mettais pas tellement plus le blog à jour quand tu avais l’ADSL ». C’est pas faux. J’irais même jusqu’à dire que c’est vrai. Sauf que je le mettais quand même à jour quand il se passait des trucs notables du côté de ma vie littéraire, vu que c’est l’intérêt de ce blog. Et là, des trucs notables, il s’en passe un tout ch’ti peu quand même ces temps-ci.

 
Car voili voilou, je suis en plein dans les préparatifs finaux de mon troisième recueil de nouvelles, intitulé jusque-là « bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! », et qui paraîtra le 15 novembre 2012. Toujours aux éditions Quadrature, parce que je les aime et que c’est une raison amplement suffisante. Un recueil qui parle d’orthophonie (vu le titre, il aurait parlé de la pêche à la morue que ça aurait été étonnant), mais surtout de la vie comme elle va, ou comme elle va moins bien, parfois. Qui n’est pas une somme scientifique, puisqu’il contient des nouvelles, vraies de vraies, et pas des études de cas. Un bouquin à ma façon, donc, ce qui ne veut rien dire, mais je ne sais pas parler correctement de ce que j’écris, z’aurez qu’à le lire, na !

 
Je ne sais plus qui m’a dit cet été que je me transformais en Amélie Nothomb, à faire paraître 2 livres à presque une année d’intervalle seulement. Je ne suis pas sûre, mais je pense que le quelqu’un en question se foutait un peu de moi. Que tout le monde se rassure donc, je me promène encore sans chapeau.

 
(et ça, pour une révélation intéressante, c’est une révélation intéressante, dites donc).

 
J’attends donc internet, et j’attends la sortie de ce livre. C’est pas de bol, pour quelqu’un de présentement assez peu patient.

 
Je vous tiens au courant de tout ça prochainement, of course.

 
oui oui, aussi de notre connexion internet. Je sens bien que ça vous passionne.

samedi 5 mai 2012

Bref, je mets le blog à jour!

Théoriquement, c'est le printemps. Dans la pratique, c'est moins sûr. Qu'est-ce qu'on se prend sur le nez, nous autres, ces temps-ci... Un vrai plaisir. Du coup, je vais parler d'autre chose que de la pluie et du beau temps. ça vaudra mieux pour mon moral, de toute façon.

Je viens d'envoyer un manuscrit chez mon éditeur (suspense, décision suspendue au verdict du comité de lecture...). Revenons-en donc aux livres sortis pour de vrai, le reste ne nous regarde pas. En tout cas pas encore.

Je ne suis pas en avance, sur ce coup-là, mais il faut que je vous présente Ils se sont tant aimés: f(r)ictions politiques, recueil collectif de nouvelles, paru mi mars aux éditions la cause des livres. Un livre citoyen, des fictions sur le thème "politique et littérature", des voix multiples pour que l'on reste dans la fiction et que l'on ne soit ni dans le militantisme ni dans le positionnement partisan. On rit, on pleure, on frissonne...
Ce qui est bien, quand on est publié en recueil collectif, c'est que lorsqu'on reçoit le livre, on a des trucs à lire. D'autres textes à découvrir (alors qu'un livre à soi tout seul, on le contemple, mais on ne le lit pas: on en a ras le bol, on le connaît par coeur, on l'a corrigé 342 fois!). J'ai donc lu ce recueil. Et il m'a plu. Han, l'autre, hé, comment elle est trop dans le conflit d'intérêt, elle défend le bouquin dans lequel elle est publiée. J'y crois pas!

Ben ouais. Et j'assume.

Coup de coeur pour moi pour "changer de braquet pour changer d'avenir", la nouvelle de Laurent Vignat. Je n'aime pas le titre (arf!), mais la construction en est épatante. Et laisse un petit truc froid pas forcément très agréable courir le long de la colonne vertébrale du lecteur. C'est dire si c'est bien écrit.




Bref, le mieux pour vous faire un avis, c'est encore de le lire (si si, je vous jure).

A part ça, "ce qui nous lie" continue sa petite vie. Il me mène vers de belles rencontres et de beaux échanges. Je ne m'en lasse pas. A ce sujet, je serai avec mes bouquins et mon stylo au salon du livre de EU le samedi 19 mai (c'est bientôt, oui oui). Si vous y passez, venez me faire un coucou, hein, pas de blagues.

D'ici là, on saura qui est président. Mais les f(r)ictions politiques ne seront pas périmées pour autant. C'est ça qui est bien avec les livres.