samedi 10 novembre 2012

Le voilà!

Bien. Je vous avais promis des nouvelles de ma connexion internet, les voilà: nous sommes de nouveau reliés au vaste monde de la toile. Youpi.
 
A part ça, c’est fait. Le livre est sorti de l’imprimerie. Je ne l’ai pas encore entre les mains, mais mon éditeur, si. C’est pas juste. Il m'a dit qu'il était beau. Je le crois.
 
Après une folle année d’engouement sur internet et de créativité imprévue, j’ai donc l’immense plaisir, et la grande émotion, de vous présenter très officiellement (pour l’officieux, c’est fait et re-fait !) :

 
« Bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! »
 
Mon troisième recueil de nouvelles. Qui parle d’orthophonie (s’il avait parlé de la pêche à pieds, on l’aurait appelé « Bref, il faisait froid et j’étais mouillée ! », car on a un certain degré de réflexion, nous z’aut, faut pas croire). Mais pas que.
 
Et pour l’occasion, et parce que je n’en reviens toujours pas de toute cette aventure, je suis allée fouiller dans les archives Facebookiennes. Le premier texte de ce qui est aujourd’hui ce livre a été publié en ligne le 6 décembre 2011, dans une joyeuse improvisation un tantinet foutraque. En même pas un an, les textes se sont enchaînés, reliés, et le tout est devenu un livre… J’en suis la première épatée.
 
Merci à tous ceux qui ont cru. Je vous laisse désormais le découvrir, en espérant ne pas vous décevoir.
 
 
 
Petit détails pratiques :
Le livre sera disponible à partir du 20 novembre auprès de tout libraire indépendant dynamique et sympa.
 
Il l’est également, dès maintenant, en commande directe auprès de l’éditeur (efficacité et rapidité garantie, je vous le promets). Il suffit pour cela d’envoyer un email à quadraturelib@gmail.com en précisant le titre du livre, le nombre d’exemplaires désirés, et l’adresse à laquelle vous expédier le tout. Vous recevrez votre colis, accompagné d’une facture (n’oubliez pas de la régler, après, hein !). Les frais de ports sont offerts.
 
Pour les amateurs de numérique et les possesseurs de liseuses, le livre sera disponible dans une quinzaine de jours en format e-pub, par exemple via immateriel, ou feedbooks.
 
Enfin, ça n’engage que moi, mais je vous déconseille plutôt les mastodontes de vente en ligne ou en magasin (je vous laisse le soin de les identifier)… Vous risquez d’attendre longtemps, de vous entendre dire que l’éditeur est en tort/lent/inefficace/chauve/parti aux champignons/vert à pois roses/amateur de tartes aux fraises/, ce qui est faux (à part pour la tarte aux fraises, j’en sais rien). Les dits mastodontes ont juste une organisation qui ne fonctionne pas très rapidement avec des éditeurs qui ne sont pas dans leurs réseaux "habituels".

 
 
Deuxième détail pratique. Je serai présente en salon, mon livre sous le bras et le sourire au bec :
-          Le samedi 24 novembre 2012, à Ozoir-la ferrière.
-          Le samedi 15 et le dimanche 16 décembre aux escales hivernales de Lille.
 
Si vous passez par là, viendez me voir. C’est triste, un salon littéraire sans personne qui vient vous voir !
 
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Et ce ne sont pas des mots en l’air.
 
 

samedi 29 septembre 2012

L'automne à la campagne


Telle que vous me trouvez là, j’ai troqué depuis cet été les tours de la défense pour un coin de cambrousse bretonne. La bibliothèque du village dans lequel nous sommes en train de prendre racine est bien équipée en BD, j’ai donc lu, quasiment dès notre arrivée ici, « le retour à la terre », de Larcenet. Hasard ou coïncidence ? Allez savoir. Toujours est-il que j’ai aimé Larcenet, et que j’aime vivre mon propre retour à la terre. Les limaces ont bouffé nos salades, mais les poireaux vont bien, merci pour eux.

 
Et sinon, non, je n’ai pas complètement fondu les plombs, et non, je ne suis pas devenue un genre de Nicolas le Jardinier. Si je vous fais partager cette inénarrable tranche de vie, c’est pour en arriver à ce point qui intéresse ce qui nous préoccupe ici (« qui intéresse ce qui nous préoccupe », balaise, cette formule, je la replacerai dans la conversation à l’occasion) : nous n’avons pas internet dans notre nouveau paradis.

 
J’en vois au fond à droite qui se marrent. Rigolez pas, c’est vrai. Pas l’ADSL ici, et revenir à un bon vieux modem tchhhhhiiiiiiiiizboingfrrrrrfrrrrrrrrrrzboingchhhhhhhiiiiii, ça va pas être possible. Alors on aura l’internet par satellite (si ça, c’est pas se la péter dans les grandes largeurs, m’sieur dame…), mais c’est long à faire installer. Alors on patiente.

 
On patiente à l’aide d’une clé 3G qui surchauffe allègrement, on consomme trop. Alors on essaye de limiter nos connexions, et on plante des poireaux à la place de surfer. Poireaux, donc, qui se portent mieux que les salades. La boucle est bouclée.

 
Alors forcément, mettre le blog à jour, dans ces conditions, ça n’est pas simple. J’en vois qui se marrent, toujours les mêmes au fond à droite. C’est moi, ou ils sont dissipés, au fond à droite ? J’en ai même entendu un murmurer « oui, en même temps tu mettais pas tellement plus le blog à jour quand tu avais l’ADSL ». C’est pas faux. J’irais même jusqu’à dire que c’est vrai. Sauf que je le mettais quand même à jour quand il se passait des trucs notables du côté de ma vie littéraire, vu que c’est l’intérêt de ce blog. Et là, des trucs notables, il s’en passe un tout ch’ti peu quand même ces temps-ci.

 
Car voili voilou, je suis en plein dans les préparatifs finaux de mon troisième recueil de nouvelles, intitulé jusque-là « bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! », et qui paraîtra le 15 novembre 2012. Toujours aux éditions Quadrature, parce que je les aime et que c’est une raison amplement suffisante. Un recueil qui parle d’orthophonie (vu le titre, il aurait parlé de la pêche à la morue que ça aurait été étonnant), mais surtout de la vie comme elle va, ou comme elle va moins bien, parfois. Qui n’est pas une somme scientifique, puisqu’il contient des nouvelles, vraies de vraies, et pas des études de cas. Un bouquin à ma façon, donc, ce qui ne veut rien dire, mais je ne sais pas parler correctement de ce que j’écris, z’aurez qu’à le lire, na !

 
Je ne sais plus qui m’a dit cet été que je me transformais en Amélie Nothomb, à faire paraître 2 livres à presque une année d’intervalle seulement. Je ne suis pas sûre, mais je pense que le quelqu’un en question se foutait un peu de moi. Que tout le monde se rassure donc, je me promène encore sans chapeau.

 
(et ça, pour une révélation intéressante, c’est une révélation intéressante, dites donc).

 
J’attends donc internet, et j’attends la sortie de ce livre. C’est pas de bol, pour quelqu’un de présentement assez peu patient.

 
Je vous tiens au courant de tout ça prochainement, of course.

 
oui oui, aussi de notre connexion internet. Je sens bien que ça vous passionne.

samedi 5 mai 2012

Bref, je mets le blog à jour!

Théoriquement, c'est le printemps. Dans la pratique, c'est moins sûr. Qu'est-ce qu'on se prend sur le nez, nous autres, ces temps-ci... Un vrai plaisir. Du coup, je vais parler d'autre chose que de la pluie et du beau temps. ça vaudra mieux pour mon moral, de toute façon.

Je viens d'envoyer un manuscrit chez mon éditeur (suspense, décision suspendue au verdict du comité de lecture...). Revenons-en donc aux livres sortis pour de vrai, le reste ne nous regarde pas. En tout cas pas encore.

Je ne suis pas en avance, sur ce coup-là, mais il faut que je vous présente Ils se sont tant aimés: f(r)ictions politiques, recueil collectif de nouvelles, paru mi mars aux éditions la cause des livres. Un livre citoyen, des fictions sur le thème "politique et littérature", des voix multiples pour que l'on reste dans la fiction et que l'on ne soit ni dans le militantisme ni dans le positionnement partisan. On rit, on pleure, on frissonne...
Ce qui est bien, quand on est publié en recueil collectif, c'est que lorsqu'on reçoit le livre, on a des trucs à lire. D'autres textes à découvrir (alors qu'un livre à soi tout seul, on le contemple, mais on ne le lit pas: on en a ras le bol, on le connaît par coeur, on l'a corrigé 342 fois!). J'ai donc lu ce recueil. Et il m'a plu. Han, l'autre, hé, comment elle est trop dans le conflit d'intérêt, elle défend le bouquin dans lequel elle est publiée. J'y crois pas!

Ben ouais. Et j'assume.

Coup de coeur pour moi pour "changer de braquet pour changer d'avenir", la nouvelle de Laurent Vignat. Je n'aime pas le titre (arf!), mais la construction en est épatante. Et laisse un petit truc froid pas forcément très agréable courir le long de la colonne vertébrale du lecteur. C'est dire si c'est bien écrit.




Bref, le mieux pour vous faire un avis, c'est encore de le lire (si si, je vous jure).

A part ça, "ce qui nous lie" continue sa petite vie. Il me mène vers de belles rencontres et de beaux échanges. Je ne m'en lasse pas. A ce sujet, je serai avec mes bouquins et mon stylo au salon du livre de EU le samedi 19 mai (c'est bientôt, oui oui). Si vous y passez, venez me faire un coucou, hein, pas de blagues.

D'ici là, on saura qui est président. Mais les f(r)ictions politiques ne seront pas périmées pour autant. C'est ça qui est bien avec les livres.




dimanche 12 février 2012

Des z'infos (avec un z comme dans hippopotame, c'est bien connu)

Bon.

On est dimanche, c'est l'hiver et il fait froid.

(Vous constatez immédiatement que je n'ai jamais fait d'études en marketing, parce que pour commencer un post de manière aussi vendeuse, faut quand même pas être douée. Pas grave. Ceux qui me connaissent savent qu'effectivement, côté marketing, c'est pas ça. Et que je le vis plutôt bien.)

Histoire de se sortir de la torpeur un tantinet dépressive induite par ces trois éléments, je rêvasse aux semaines à venir. Et ça me rappelle qu'il faudrait p'tête que je relaye quelques infos par ici. Nan, paske bon, c'est bien joli d'avoir un blog, mais à la base, un blog ça s'actualise de temps en temps. Hum. Hein, quoi?

Mars n'est plus si loin, et mars, c'est le mois des "grands" salons. En taille, s'entend. ça commence donc par l'incontournable Foire du livre de Bruxelles, qui se tiendra du 1er au 5 mars dans les bâtiments de Tours et Taxis (magnifiques, les bâtiments, je l'ai déjà dit ici). Grande fête, chaque année, pour la famille Quadrature. On s'y retrouve, on s'y claque des bises, on y discute projets, on y boit du café et du vin, on y rigole (beaucoup), on y mange (des bonnes choses). C'est peu de dire que j'attend l'évènement de pied ferme. Et comme la bonne humeur est un truc très communicatif, et que nous sommes des gens très sociables, si vous passez par là, venez nous voir. Vrai de vrai, ça nous fera plaisir.

En ce qui me concerne moi je (et hop, une attaque d'ego en piqué), je serai en dédicace sur le stand (prononcer "stant", à la belge) 229, celui de Quadrature, donc, aux horaires suivants:

Vendredi 2 de 16h à 21h (je dis ça je dis rien, mais le vendredi, c'est nocturne à la foire, et y'a apéro sur le stand)
Samedi 3 de 10h30 à 12h, puis de 15h30 à 17h

Voilà, et c'est tout (dites, c'est déjà pas mal, quand même, non?), parce que le dimanche, il faut aussi que je rentre et que je file récupérer une certaine louloute de 3 ans et demi qui se la coulera douce chez ses grands-parents (qui l'attendent de pied ferme), pendant ce temps-là.


Un peu plus tard dans le mois, du 16 au 19 mars pour être précise, se tiendra le salon du livre de Paris. Je ne fais généralement pas mystère d'être peu adepte de ce salon, que je trouve trop grand pour moi, et du coup nettement moins convivial que la foire du livre. Mais néanmoins, je suis super contente d'y participer cette année, car j'y serai pour accompagner la sortie de "ils se sont tant aimés, f(r)ictions politiques", un recueil collectif qui croise littérature et politique, et qui sortira pour l'occasion aux éditions "la cause des livres". Et dans lequel, donc, figure un texte de ma plume auquel je suis assez attachée. Il y a des textes, comme ça, qui ne sont pas neutres dans l'affectif d'un auteur...!

Bref, je serai sur le salon du livre de Paris le vendredi 16 de 14h à 16h, sur le stand de la région Ile de France.

Il n'est pas certain que Quadrature sera représenté en chair et en os au salon de Paris, par contre les livres de la maison seront là, sur le stand Wallonie-Bruxelles.

Voilà pour les nouvelles sympas du mois de mars. Après les salons, y'aura le printemps qui arrivera. C'est dire si on filera un bon coton.

En attendant, je vais me refaire un café.

mardi 27 décembre 2011

Joyeux Noël (en retard) et Bonne Année (en avance)

Allez, il est temps d'envisager une petite mise à jour de ce blog. Pour vous dire que "ce qui nous lie" continue de vivre sa petite vie. Les retours que l'on me fait, ou que l'on fait à l'éditeur, sont le plus souvent touchants et très positifs. Ouf. Je respire un peu mieux. La sortie d'un second livre est un truc étrange pour le stress quotidien de l'auteur. Mais chouette.

Pour ceux que ça amuse, il est possible de m'écouter causer du livre, de l'édition, d'ateliers d'écriture, en allant là:

La dame répond aux questions des gens

Et merci conjointement à Jean Claude Caillette et Maryline Martin pour leur invitation cordiale et conviviale dans cette belle émission.

La suite des opérations, ce sera la foire du livre de Bruxelles début Mars. Et puis la sortie d'un recueil collectif sur le thème "littérature et politique", aux éditions la cause des livres. Quelque part dans les mêmes eaux, si tout va bien.


Et puisqu'on en est à parler de politique (un peu), petite parenthèse. Vu que c'est un secret de polichinelle que je suis orthophoniste, dans la vie, je signale aussi ce nouveau blog:

Bref, ils ont besoin d'un orthophoniste!   

Il met en scène de courtes situations que l'on rencontre concrètement dans la profession d'orthophoniste. Blog né pour faire mieux connaître et défendre la profession, actuellement sous la menace d'une réforme de la formation initiale qui serait fort dommageable en terme de qualités des soins/accès aux soins. Ceux qui veulent peuvent aller voir, c'est expliqué. Et pour ceux qui n'ont pas envie, fin de la parenthèse!

Je vous souhaite une très belle année 2012, remplie de livres et d'histoires, forcément!

mardi 27 septembre 2011

Ayéééééééééééé!

C'est un comble, c'est ici, donc chez moi, que j'annonce en dernier la sortie effective du livre. Il existe une phrase qui parle des cordonniers et de leurs chaussures, on pourrait parler des auteurs et de leurs mots. C'est mon blog qui est le dernier alimenté en la matière, ah ben c'est malin.


Bref, si jamais vous ne le savez pas encore par un mail ou par une annonce facebook, c'est officiel, c'est sûr, c'est confirmé: le livre est sorti, disponible, tout beau. On se résume, il s'appelle Ce qui nous lie... , et il est publié aux éditions Quadrature


Et puisqu'il ferait quand même beau voir que le passage ici ne vous vale pas une petite récompense, vous aurez le droit à une nouvelle inédite, qui aurait dû être dans le recueil et qui finalement en a été retirée, car le livre était trop long.

Bonne lecture!

________________________________________________


Jour J



Je ne devrais pas être là. Je me sens bête, et j’ai la trouille, c’est dire si je suis à l’aise. J’ai l’impression d’être une toute petite fille timide, et ça ne ressemble pas à la trentenaire tapageuse que je suis. C’est un signe. Je n’ai rien à faire ici. Venir à la rencontre de quelqu’un que l’on n’a jamais vu que sur un écran, c’est idiot, non ? De quelqu’un que l’on ne connaît pas… Bon sang, oui, c’est idiot. Je ne devrais pas être là. C’est sûr. J’ai les jambes en coton, à peine si je sens encore mes pieds. Et puis j’ai froid.

Je vais rentrer. Ça ne sert à rien que je reste, je ne suis pas prête. On va remettre ça à plus tard, hein ? Il comprendra. Je lui expliquerai. On se parle beaucoup, enfin surtout moi, lui il écoute. Je lui dirai la vérité, que je me suis dégonflée, que ça sera pour la prochaine fois. Je sais que son jugement ne sera pas sévère. Il n’est pas du genre à s’emporter pour si peu. J’ai du mal à respirer, l’air ne veut pas rentrer dans mes poumons, et le peu qui s’infiltre me brûle. J’ai chaud.

Bien sûr que j’ai envie de le voir ! Bien sûr que j’ai envie de le toucher, de le savoir près de moi, de nous sentir complices. Bien sûr que je veux partager du temps avec lui, que je veux lui ouvrir mon univers et qu’il me fasse découvrir le sien. Que l’on passe de l’imaginaire au réel, du virtuel au concret. Mais il y a un temps pour tout. J’ai cru que celui de la rencontre était venu, mais maintenant que j’y suis presque, je m’aperçois que non. Mea culpa, je me suis trompée. Cela fait des mois que l’on se tourne autour. Que l’on s’apprivoise. C’est parfois frustrant, mais c’est doux. Charme étrangement ambivalent des préliminaires… Je ne suis pas prête. J’ai l’estomac mal en point. Heureusement que je n’ai rien mangé. J’ai froid.

J’ai quitté ma maison ce matin, l’esprit enthousiaste et le cœur déjà rempli de lui. Enfin j’allais le voir ! Que m’importait l’inconnu, que m’importait l’incertitude ! J’étais une aventurière, prête à sauter le pas, à grimper jusqu’au sommet de cette histoire pour y planter le drapeau de notre amour ! Mais souvent femme varie, et quelques heures plus tard, je ne suis qu’un chiffon hanté par l’angoisse. J’ai retourné ma veste, lamentablement changé d’avis. C’est sans doute un caprice, et j’ai honte, mais ma peur est irrépressible. J’ai la bouche sèche, mon royaume pour un verre d’eau. Il fait trop chaud.

Je n’ai pas peur de lui, bien sûr que non. En lui, j’ai toute confiance, j’ai depuis longtemps compris ce qu’il vaut. Un doux trésor, un bijou précieux et finement ciselé. J’ai peur de moi. De ne pas être à la hauteur, d’abord. Et puis d’avoir tellement rêvé, tellement fantasmé, qu’il ne reste d’autre option, très momentanément, que la déception. Je sais qu’il est formidable. Mais la réalité est forcément différente d’une construction mentale. Il va falloir que je remette les deux en phase. Et j’ai peur qu’il le sente. Qu’il se rende compte de ma désillusion passagère, et que cela lui fasse mal. Qu’il me croie déçue pour toujours, qu’il s’en sente coupable. Alors que bien entendu, rien de tout cela ne serait vraiment fondé. J’ai mal au dos. Ça me prend depuis la nuque, jusqu’au coccyx. L’impression d’avoir déménagé toute une salle à manger en bois massif hier. Et puis ce froid… Je suis gelée.

Je vais partir, c’est décidé. Retourner chez moi. On va remettre ce rendez-vous à plus tard, n’est-ce pas ? Il faut que je fasse vite, avant qu’il n’arrive. Je ne veux pas qu’il me voie comme ça. Le portrait n’est pas flatteur. Bien loin de ce que je lui ai raconté. Je ne suis pas faite pour l’inconnu, je me trompais, ce matin. Rien que de la frime. Je suis une aventurière de carnaval. Je me déguiserai en Indiana Jones au prochain mardi-gras. C’est de mon niveau. Il faut que je m’en aille, après il sera trop tard. J’ai terriblement besoin de repères. Je hais l’inconnu. Panique. Le charme va être rompu ! J’ai chaud. Je vais partir. Je vais rentrer. Où ai-je mis mon sac ? Je ne peux pas le voir, pas encore, j’ai peur ! Je n’ai plus de force, tout mon corps se dérobe, je suis si fatiguée. On crève de froid, bon sang !


Une main sur mon épaule. Mon mari. Je l’avais presque oublié. Une voix douce, la sage-femme. Je suis épuisée. Je ne vais pas y arriver. Cette rencontre va être ratée, il ne faut pas ! Machinalement, je fais ce que me dit la voix douce. On y est presque, je le sais. Je ne peux plus m’enfuir. Tout mon corps est tendu, mais il tiendra le coup. Un ultime effort. Une ultime crainte.

Et puis il est là, contre moi. Il me regarde étonné et je suis incroyablement heureuse.

Finalement, c’était un jour parfait pour rencontrer mon fils.

samedi 3 septembre 2011

C'est bientôt fini (donc ça va bientôt commencer)





Alors voilà. ceci est une couverture. Pour être précise, celle de mon second recueil, à paraître tout début octobre.


Au stade où on en est, je n'ai plus grand chose à faire. Les corrections sont (presque) bouclées. Et vu qu'elles se sont terminées en fanfare, je me sens un tantinet désoeuvrée. ça tombe bien, c'est la rentrée lundi. Vais pas me sentir désoeuvrée longtemps, je serais prête à parier.


Le travail préliminaire à la sortie est quasi fini. C'est donc là que tout va pouvoir commencer. Enfin entre les deux, forcément, il faut le temps de l'imprimer, le bidule.


On se reparle début octobre?